Apprendre › Parcours 02 · Matériel et physique
Ressort, CO2, SSP, PCP
Tous les pistolets à air de match ont la même tâche : pousser un plomb de 4,5 mm dans le canon à environ 150 m/s. Il existe quatre façons de stocker l’énergie de cette poussée. Si le plomb sort à la bonne vitesse, pourquoi le système de ton pistolet aurait-il de l’importance ?
Réfléchis d’abord: Même tireur, même plomb, même cible. Pourquoi la façon dont le pistolet produit son air compte-t-elle ?
- Cela change surtout le bruit du coup
- Tout ce qui varie d’un coup à l’autre, ou qui fait bouger le pistolet avant la sortie du plomb, déplace l’impact sur la cible
- Seule la vitesse maximale compte, et les quatre systèmes l’atteignent
Quatre façons de faire partir un coup
Choisis un système et appuie sur « Tirer ». Chaque animation est très ralentie. En réalité, tout est fini en quelques millièmes de seconde.
Piston à ressort
Armer le pistolet comprime un ressort puissant. Au départ du coup, le ressort pousse un piston vers l’avant, qui comprime une poche d’air derrière le plomb. Le problème, c’est l’ordre des événements. Le piston s’arrête net et le pistolet réagit avant que le plomb ait quitté le canon. Le FWB 65 de Feinwerkbau utilisait un « traîneau » coulissant pour annuler ce choc, et il est resté en production jusqu’en 1997. Mais les pistolets à ressort ont toujours puni un mauvais accompagnement.
CO2
Un pistolet CO2 n’a pas de piston lourd. Une cartouche contient du dioxyde de carbone liquide surmonté de gaz, et un marteau frappe une valve pour libérer une bouffée de gaz. Le hic, c’est que la pression du gaz dépend de la température, pas de la quantité restante. Tant qu’il reste du liquide dans la cartouche, la pression est fixée par sa température.
Réfléchis d’abord: Le CO2 est à environ 57,3 bar à 20 °C et à environ 72,1 bar à 30 °C. De quel pourcentage environ la pression augmente-t-elle ?
Dans notre modèle, un pistolet réglé à 20 °C tire quelques millimètres plus haut à 30 °C. Quelques millimètres, c’est plusieurs dixièmes. Voilà pourquoi le CO2 a perdu face à l’air.
Pneumatique à un coup de pompe (SSP)
Un pistolet SSP fabrique son propre air, un coup à la fois. Avant chaque coup, tu ouvres et fermes un levier qui comprime une seule charge dans une chambre. Le même mouvement donne la même charge, et la pression de l’air se soucie peu de la température de la salle. La série 100 de Feinwerkbau (1988–2008) en était l’exemple classique. Le FWB 103 tirait à environ 154–158 m/s. Le prix à payer, c’est l’effort et le temps : tu pompes avant chaque coup, coups d’essai compris.
Air pré-comprimé (PCP)
Un pistolet PCP transporte son air dans une cartouche d’air remplie à 200 bar. Un détendeur abaisse cette pression à une valeur plus basse et fixe, et remplit une petite chambre après chaque coup. Au départ du coup, un marteau ouvre la valve et cette même charge pousse le plomb. Pas de choc de piston, pas de pompage, peu de sensibilité à la température et presque pas de recul. Une cartouche dure environ 110–200 coups, et tu peux en emporter une de rechange.
Côte à côte
- Piston à ressort — Autonome : ni gaz ni source d’air · Le piston fait bouger le pistolet avant la sortie du plomb · Doit être armé avant chaque coup
- CO2 — Pas de piston lourd en mouvement · La pression augmente d’environ 26 % de 20 à 30 °C · Un tir rapide refroidit le gaz et ralentit le plomb
- Un coup de pompe (SSP) — La même charge à chaque coup, peu d’effet de la température · Ni bouteille ni pompe à acheter · Un coup de pompe avant chaque coup
- Air pré-comprimé (PCP) — Charge régulée et constante à chaque coup · Aucun effort d’armement, presque pas de recul · Demande une source d’air haute pression · Les cartouches expirent, et les joints et détendeurs demandent de l’entretien
Les pistolets PCP l’ont emporté parce qu’ils règlent le problème qui compte le plus : ils donnent le même coup à chaque fois. Leurs points faibles sont pratiques. Il te faut un moyen de remplir la cartouche, et la cartouche et ses joints demandent du soin. Les trois leçons suivantes traitent exactement de cela.
Réfléchis d’abord: Le manomètre de ton pistolet PCP baisse un peu pendant la nuit, et le chronographe montre une vitesse plus irrégulière qu’avant. Quelles pièces soupçonnes-tu en premier ?
- Le canon et les rayures
- Les joints et le détendeur
- Les organes de visée
- Les pistolets à ressort bougent avant la sortie du plomb, ce qui punit un mauvais accompagnement.
- La pression du CO2 suit la température : environ 57 bar à 20 °C et 72 bar à 30 °C, soit 26 % de plus.
- Les pistolets à un coup de pompe donnent une charge régulière mais demandent un coup de pompe à chaque tir.
- PCP : une cartouche à 200 bar et un détendeur donnent la même charge à chaque coup. Il te faut une source d’air, et les joints et les cartouches demandent du soin.
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